Canada : La mort des deux meurtriers suite au série d’attaques au couteau en Saskatchewan

La mort

On ne saura probablement jamais ce qui les a conduits à perpétrer cette tuerie. Les deux frères qui ont semé la terreur dimanche dans deux petites villes du centre-ouest du Canada, tuant à l’arme blanche 10 personnes et en blessant 18 autres, sont morts. Le cadavre de l’un a été retrouvé lundi en fin de journée, tandis que l’autre est mort peu après son interpellation mercredi 07 septembre dans la soirée, à la suite d’une chasse à l’homme de quatre jours. Retour sur l’enquête en cours.

Dimanche, tôt le matin, la police a répondu à un premier appel d’urgence provenant de James Smith Cree Nation, une petite localité isolée de 3 400 habitants, où vit une population autochtone, dans la province de la Saskatchewan (centre-ouest du Canada). Plusieurs autres appels d’urgence ont suivi dans la matinée et, quelques heures plus tard, la police a annoncé que des attaques avaient fait 10 morts et 18 blessés dans cette communauté autochtone et dans la localité voisine de Weldon. Selon la police, il y a 13 scènes de crime.

Le lundi en fin de journée, la police a annoncé avoir retrouvé le corps de Damien Sanderson, lardé de plusieurs coups de couteau, à proximité de l’une des maisons où les attaques ont eu lieu. « Nous ne pouvons pas dire avec certitude comment Damien est décédé, mais il pourrait avoir été tué par son frère », ont précisé les autorités.

En fuite, Myles Sanderson était activement recherché par la police jusqu’à son interpellation ce mercredi soir, à une centaine de kilomètres du lieu des agressions. Il avait été repéré après avoir volé une voiture. Peu de temps après son interpellation, il est « entré en détresse respiratoire », a expliqué la commissaire adjointe de la gendarmerie royale du Canada, Rhonda Blackmore, en conférence de presse mercredi soir. « Il a été déclaré mort à l’hôpital », a-t-elle ajouté, sans donner plus de précisions sur ce malaise. Myles Sanderson était déjà connu pour avoir purgé une peine fédérale de près de cinq ans pour agression, vol et violences. En libération conditionnelle, il avait disparu et était recherché depuis mai.

Lors d’une conférence de presse, la police canadienne a expliqué «ne pas avoir établi de mobile de leur acte ». Peu de temps après les meurtres, la commissaire adjointe de la gendarmerie royale du Canada, Rhonda Blackmore, avait expliqué que certaines victimes semblaient avoir été « ciblées » et d’autres « attaquées au hasard ».

De son côté, le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines, Bobby Cameron, a imputé la responsabilité de ces attaques aux « drogues illégales qui envahissent nos communautés ».

LALA ANEM

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