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Sénégal/Crise politique : La CEDEAO dans sa posture de soutien aux fraudeurs politiques

Chaque sortie de la communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) face à des évènements critiques dans sa zone, confirme les analyses selon lesquelles, la CEDEAO est une organisation des Chefs d’Etats et non des peuples.

Cette organisation Ouest africaine préfère soutenir les chefs d’Etats membres, dans leurs erreurs, que de défendre les intérêts, œuvrer pour la satisfaction des aspirations des peuples. Des dirigeants commettent des erreurs qui sont dans la plupart des cas, des sources de crises, de troubles à l’ordre public, à la paix et à la stabilité.

Le cas du Sénégal ne fait pas d’exception. La CEDEAO a préféré laisser la situation se dégénérer en restant indifférent face à la décision du camp du président Macky Sall, qui est à l’origine de la crise actuelle que traverse les sénégalais. Le régime au pouvoir n’a pas été interrompu dans son élan de prolonger le mandat du dirigeant actuel.

Malgré les contestation, dix (10) bons mois ont été accordés au Président Macky Sall, par les députés de son parti avec des prétextes bien préparées. C’est suite à ces évènements intolérables et inacceptables que la commission de la CEDEAO a jugé bon d’appeler au respect du calendrier électoral et de déconseiller toutes actions contraires aux dispositions de la constitution.

Peut être une image de carte et texte

Mardi 06 février, la commission de la CEDEAO à travers un communiqué, a encouragé la classe politique à rétablir le calendrier électoral conformément aux dispositions de la constitution du Sénégal et aux parties prenantes des derniers évènements, à renoncer à la violence. Un comportement qui devrait être adopté depuis le début, afin d’éviter le pire.

Des citoyens ont été arrêtés par les forces de l’ordre, d’autres ont subi des effets dangereux de gaz lacrymogène lors des manifestations dimanche à Dakar, au lendemain de l’annonce du report du scrutin présidentiel. Ce n’est pas tout, des Médias nationaux ont été suspendus notamment, le groupe de presse privée Walfadjri, ainsi que l’internet des données mobiles.

Les députés de l’opposition ont été évacués de l’hémicycle lundi, lors de la séance qui devrait statuer sur la proposition de loi relative au report de l’élection présidentielle. Tout ceci, sous le regard indifférent et impuissant de la CEDEAO.

Awa Ibrahim

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