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AES : Retrait sans délai de la CEDEAO, une décision irréversible pour le Burkina Faso et la République du Mali

Le Burkina Faso et la République du Mali, à travers leurs ministères en charge des affaires étrangères, ont réitéré leur décision de se retirer sans délai, de la CEDEAO, comme mentionné dans leur précédent communiqué conjoint et annonciateur du 28 janvier dernier.

Pour rappel, suite à l’annonce officielle des trois pays de l’AES de leur retrait immédiat et définitif de la communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la commission de l’organisation avait réagi en évoquant l’article 91 du Traité révisé, qui fixe un délai d’un an après l’annonce de la décision.

 

En réponse à la commission de la CEDEAO, les autorités du Mali et du Burkina Faso ont respectivement réitéré leur décision de retrait sans délai. Selon les communiqués rendus publique le 06 février pour Mali et le 07 février pour le Burkina Faso, cette décision est irréversible. Ces dirigeants estiment que leur pays ne sont plus liés aux contraintes du délai prévu par les textes.

MAE Burkina

Raisons, l’organisation communautaire a elle-même violé ses textes en infligeant des sanctions illégales et injustes à ses trois pays membres suite aux coups d’Etat, elle s’est progressivement éloignée des idéaux des pères fondateurs, et pire encore, elle est devenue la marionnette des puissances étrangères qui ont pillé pendant des siècles le continent et ont fait des pays de la sous-région, leur marchepied.

En raison de ces manquements jugés graves, les pays de l’AES refusent de se soumettre aux exigences de cette organisation. Le troisième pays de l’AES, le Niger ne s’est pour le moment pas prononcé sur le sujet mais tout compte fait, ces pays restent solidaires dans l’espace qu’ils se sont créés, pour assurer leur défense et leur développement.

Christine Sobo

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