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Sénégal/Crise politique : Des Critiques venant d’un allié stratégique de Dakar

Washington, partenaire stratégique et important du pouvoir en place au Sénégal, a émis des critiques sur le vote qui reporte l’élection présidentielle du 25 février, effectué lundi 05 février dans un climat jugé défavorable et très critiqué. Le communiqué du département d’Etat américain est clair.

Les Etats-Unis trouvent que ce vote qui autorise le report du scrutin présidentiel au 15 décembre et prolonge le mandat du président Macky Sall de dix (10) mois, est illégitime. Le département américain déplore les conditions dans lesquelles s’est déroulé ce vote, notamment en l’absence des députés qui s’opposaient à cette proposition de loi.

En effet selon les informations, les députés de l’opposition ont été évacués de l’hémicycle par les forces de l’ordre, laissant libre cours aux parlementaires du parti au pouvoir et les partisans du candidat rejeté, Karim Wade, d’agir à leur guise. Un jeu politique dangereux auquel se sont prêtées, les autorités sénégalaises.

Un jeu qui est contraire aux textes constitutionnels du Sénégal et dangereux pour les principes et valeurs de la démocratie dans le pays. Ainsi, la diplomatie américaine demande au gouvernement du Sénégal d’organiser l’élection présidentielle conformément à la Constitution et aux lois électorales selon le communiqué du département d’Etat américain.

Pour rappel, l’annonce samedi de cette décision présidentielle en collaboration avec les partisans du candidat rejeté pour une question de double nationalité, Karim Wade, a suscité des contestations et des indignations manifestées dès le lendemain dimanche, par une mobilisation massive dans les rues de Dakar.

Une manifestation réprimée qui s’est soldée par des arrestations et de suspension d’internet des données mobiles. Aux dernières nouvelles, l’internet des données mobiles a été rétabli du moins, dans la capitale, et trois députés alliés ou membres du Pastef, Guy Marius Sagna, Abass Fall et Cheikh Aliou Beye, interpellés mardi, ont été relâchés.

Joseph Mougo

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